Entrée 8 du journal



« Les courriers indigènes »


Tel est le nom du petit évènement que j’ai mis en place récemment au Promontoire Divin. Il y a trois jours, j’ai rencontré une troupe de bardes en mal d’inspiration avec laquelle j’ai discuté pendant plusieurs heures sur l’avenue de Melandru.

J’ai eu l’idée d’organiser un petit jeu ouvert à tous. Le principe est simple : Vous écrivez une lettre dans laquelle vous parlez un peu de vous, de votre vie, de vos pensées. Vous pouvez aussi bien y mettre des recettes de cuisine, des dessins, ou encore des poèmes. Votre lettre sera expédiée quelque part en Tyrie, à destination d’une personne au hasard d’un autre peuple (charr, sylvari, norn ou asura) en demandant au destinataire de répondre en faisant de même. Avec un peu de chance, nous espérons avoir de nombreuses réponses. Il semble peu probable que les charrs soient séduits par ce divertissement, mais je tente quand même le coup.



Ce jeu est très excitant car il permettra sans doute de créer des liens au-delà des frontières que nous connaissons. Ceux qui ne voyagent pas auront ainsi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les autres races. J’espère que cette démarche redonnera de l’inspiration à nos bardes afin qu’ils nous offrent de belles chansons dans les mois à venir.

Aujourd’hui, j’ai passé la journée à confectionner les affiches qui seront placardées sur les murs de la ville et dans les tavernes. J’ai également rencontré le messager qui s’est proposé pour transmettre les missives. Il semblait très optimiste à l’idée de participer à un tel projet. Tout se passait pour le mieux, mais il y a eu un petit litige au sujet de sa rémunération. Comme je ne travaille pas, je n’ai pas assez d’or pour payer ce genre de service, alors je lui ai proposé un marché…

En guise de paiement j’ai demandé à Irsi, la patronne de ma taverne préférée, d’offrir une bière au messager à chaque fois qu’il passera la voir entre deux courriers. Irsi m’a demandé pourquoi elle ferait ça... Je lui ai expliqué que le meunier, Tudor, lui offrirait une demi-douzaine de petits pains chaque semaine pour la dédommager. A cela, Tudor m’a expliqué qu’il lui faudrait une compensation. Alors lui ai dit qu’en échange des petits pains, il recevrait une carriole de blé supplémentaire toutes les deux semaines. Il a accepté, et c’est ce qui m’obligea à rendre visite au fermier, Le Père Fauray. Je lui ai raconté toute mon histoire et il m’a dit que pour offrir une charrue de blé supplémentaire au meunier, il faudrait une personne de plus à la ferme pour le récolter. Et c’est là que j’interviens… en effet, je suis allé à la taverne et j’ai joué aux dés avec un ivrogne en stipulant que le perdant devrait travailler à la ferme de Fauray. Il était plein d’hydromel et les dés étaient pipés…

Ainsi, pendant que nos "courriers indigènes" traverseront la Tyrie, un messager boira gratuitement à chaque visite, et en plus j’ai trouvé du travail à un vieil ivrogne. Mais surtout, les bardes ont décidé de me reverser un pourcentage sur les recettes de leurs spectacles en guise de remerciement. Magnifique ! Tout le monde est gagnant !

Bon ce n’est pas tout, mais au lieu d’écrire dans ce journal, je ferais bien de commencer à rédiger ma lettre à un(e) inconnu(e)… Oh, j'aimerais bien tomber sur une norn ou une sylvari...

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