La routine
Mon avenir est sombre. C'est ce que prétendent les aruspices des villages voisins. Ils voient des choses terrifiantes dans la fumée opaque de leurs bâtons d'encens. Certains prédisent que mon avenir est empreint de sang et de cris, comme fut la vie d'un de mes aïeux, une femme nommée Lhana Givrevol.
Personnellement, je ne ressens rien de particulier. Certes il m'arrive régulièrement de faire des rêves morbides... mais à vrai dire ça m'est égal pour le moment. Je compense mes heures de sommeil perdues par de longues siestes dans les coins sombres du planétarium.
J'ai parfois envie de voyager mais je manque de moyens. Je n'ai pas eu la chance de grandir chez les roturiers ou bien parmi les nobles de la cité. Ce qui fait de moi une "enfant de la rue", c'est ainsi qu'on nomme les petits de ce monde, ceux qui sont sans le sou. Mais peu importe, la fortune sourit aux audacieux. Et de l'audace... j'en ai!
Attention toutefois à ne pas me prendre pour une truffe! J'ai peut-être grandi dans la rue, mais cela ne fait pas de moi une gourgandine et encore moins une sotte! Ma mère m'a appris à lire et écrire, puis j'ai plongé mon nez dans les livres d'histoire, dans la littérature du dernier siècle, dans la poésie des ménestrels et même dans des ouvrages de stratégie militaire.
Pendant que les devins spéculent sur mon futur tumultueux, j'attends patiemment que les choses changent en trainant çà et là entre les murs du Promontoire Divin. Quelquefois je m'exerce à la confection de vêtements et à la cuisine. Croyez-moi, il y a de quoi faire! Au début on apprend à réaliser des choses très simples, puis avec l'expérience on peut concocter de véritables chefs-d’œuvre culinaires ou vestimentaires. Cela dit je n'en suis pas encore là... mes parents trouvent que j'ai un gros poil dans la main. Ils ont raison, je suis terriblement paresseuse!
Quand je vais à la taverne, je fais parfois la conversation à des soldats ou à des mercenaires. Je les écoute évoquer leurs récits d'aventures périlleuses et leurs rencontres avec des créatures féériques... Au fond de moi j'ai bien envie de les rejoindre, mais pour le moment je préfère m'en tenir à mon oisiveté.
Attention toutefois à ne pas me prendre pour une truffe! J'ai peut-être grandi dans la rue, mais cela ne fait pas de moi une gourgandine et encore moins une sotte! Ma mère m'a appris à lire et écrire, puis j'ai plongé mon nez dans les livres d'histoire, dans la littérature du dernier siècle, dans la poésie des ménestrels et même dans des ouvrages de stratégie militaire.
Pendant que les devins spéculent sur mon futur tumultueux, j'attends patiemment que les choses changent en trainant çà et là entre les murs du Promontoire Divin. Quelquefois je m'exerce à la confection de vêtements et à la cuisine. Croyez-moi, il y a de quoi faire! Au début on apprend à réaliser des choses très simples, puis avec l'expérience on peut concocter de véritables chefs-d’œuvre culinaires ou vestimentaires. Cela dit je n'en suis pas encore là... mes parents trouvent que j'ai un gros poil dans la main. Ils ont raison, je suis terriblement paresseuse!
Quand je vais à la taverne, je fais parfois la conversation à des soldats ou à des mercenaires. Je les écoute évoquer leurs récits d'aventures périlleuses et leurs rencontres avec des créatures féériques... Au fond de moi j'ai bien envie de les rejoindre, mais pour le moment je préfère m'en tenir à mon oisiveté.
Je ne me suis pas résolue à suivre la même voie que ma défunte sœur. Elle m'a longtemps inspiré, notamment lorsqu'elle avait entamé sa formation de nécromante en l'honneur de nos ancêtres. Dans la famille Omenti, il y a apparemment un héritage qui nous pousse à nous tourner vers les arts occultes. Très franchement, je ne suis pas passionnée par la mort bien que j'éprouve une certaine fascination inexplicable envers elle. Cela doit probablement dater du jour où j'ai chu dans une fosse remplie d'ossements. Bizarrement, là où tout enfant aurait été terrorisé, je me sentais en sécurité... Sous les crânes et les morceaux d'os brisés, j'ai trouvé un mystérieux grimoire. Quand j'ai constaté que l'endroit semblait abandonné, je me suis dit que je pouvais "emprunter" ce vieux bouquin.
Je l'ai montré à ma grande soeur. Elle l'a examiné attentivement et m'a dit qu'il s'agissait d'un recueil de rituels nécrotiques datant de plus de deux siècles... elle l'avait gardé en m'expliquant que c'était trop dangereux pour moi. Depuis sa disparition, j'en suis devenue la propriétaire. Quelque chose me dit que tôt ou tard, je ressortirai ce grimoire du coffre où je l'ai rangé...
Voilà! J'écris ce journal dans un but assez simple: Si jamais ma vie s'avère aussi passionnante que certains l'annoncent, il serait fort dommage que personne n'en profite!
Ainsi je consignerai sur ces feuilles de papier quelques bribes de mon existence...
Je l'ai montré à ma grande soeur. Elle l'a examiné attentivement et m'a dit qu'il s'agissait d'un recueil de rituels nécrotiques datant de plus de deux siècles... elle l'avait gardé en m'expliquant que c'était trop dangereux pour moi. Depuis sa disparition, j'en suis devenue la propriétaire. Quelque chose me dit que tôt ou tard, je ressortirai ce grimoire du coffre où je l'ai rangé...
Voilà! J'écris ce journal dans un but assez simple: Si jamais ma vie s'avère aussi passionnante que certains l'annoncent, il serait fort dommage que personne n'en profite!
Ainsi je consignerai sur ces feuilles de papier quelques bribes de mon existence...

Commentaires
Enregistrer un commentaire