La vie en ville
Les
dragons. On en parle souvent au Promontoire divin, et ce, dans tous les
quartiers. Il est clair que la menace semble être de grande envergure…
J’entends souvent les vieillards dire que le peuple humain a besoin de
héros, que nous sommes sur le déclin et que si rien ne se passe, les
dragons et leurs immondices vont nous becter.
Ça file un peu la trouille d’entendre ça… Surtout que les gens du bas peuple n’ont pas tous la carrure de champions, ni même le courage d’affronter des créatures dangereuses. Ma sœur était chez les Séraphins et faisait justement partie de ces vaillants protecteurs prêts à tout pour défendre les innocents. Au final, elle a disparu sans pouvoir atteindre son rêve qui était de voir le monde libéré de l’emprise des grands reptiles.
Heureusement, en ville il y a aussi de l’animation et des festivités en dehors d’Hivernel et des autres célébrations saisonnières. Il y a les jeux, les tavernes, le troc et les gens avec qui parler de tout et de rien. J’aime beaucoup l’ambiance de cette ville dans laquelle j’ai grandi, mais j’aurais tout de même préféré vivre dans la campagne de Shaemoor ou près de Beetletun, enfin si les centaures et les écailleux arrêtaient un peu de s’en prendre aux habitants… Mais bon, la ville est sûre et c’est l’argument principal qui convainc les habitants d’y rester.
Mes parents et moi sommes considérés comme des ascaloniens, puisque nos ancêtres sont originaires de la frontière entre la région d’Ascalon et les Cimefroides du sud. Ils ont fui les charrs il y a longtemps, rejoignant la Kryte en tant que colons. C’est pour tous ces enfants de réfugiés que fut créé le quartier de Rurik. Ce nom est celui d’un ancien champion qui conduisit une partie du peuple humain de l’est à travers les Cimefroides, affrontant les nains du sommet de pierre et sacrifiant sa propre vie pour sauver ceux à qui il avait promis la sécurité.
Le Promontoire Divin est également constitué de quartiers pour les Krytiens de pure souche, d'autres pour les peuples de Cantha et aussi pour les éloniens. Le quartier de Salma est plus éclectique, disons, moins sélectif! Tiens, ça me fait penser qu’il y a toujours les appartements de ma sœur qui restent vacants...
En fait, c'est étrange de se dire qu'une grande partie de mon peuple se trouve ici sur la côte des divinités, alors qu'il peuplait presque tout la Tyrie il y a trois cents ans... Il ne reste qu'une forteresse au sud d’Ascalon appelée Noirfaucon, mais c'est le dernier rempart humain qui résiste en dehors d'ici. En tout cas, ce n’est pas la porte à côté mais il y aurait un portail asura qui y mène directement.
En ville, on croise de temps en temps des représentants des organisations qui s’investissent activement dans la sauvegarde du monde. Ce sont des individus intéressants et certains m’ont presque convaincus de rejoindre leurs rangs, en particulier des membres du Prieuré de Durmand. Leur soif de connaissance et d’exploration a quelque chose de grisant, mais j’attends la bonne occasion de prendre ce genre de décision. Je veux encore profiter de la sécurité de mon confort citadin avant de choisir ma voie.
Ça file un peu la trouille d’entendre ça… Surtout que les gens du bas peuple n’ont pas tous la carrure de champions, ni même le courage d’affronter des créatures dangereuses. Ma sœur était chez les Séraphins et faisait justement partie de ces vaillants protecteurs prêts à tout pour défendre les innocents. Au final, elle a disparu sans pouvoir atteindre son rêve qui était de voir le monde libéré de l’emprise des grands reptiles.
Heureusement, en ville il y a aussi de l’animation et des festivités en dehors d’Hivernel et des autres célébrations saisonnières. Il y a les jeux, les tavernes, le troc et les gens avec qui parler de tout et de rien. J’aime beaucoup l’ambiance de cette ville dans laquelle j’ai grandi, mais j’aurais tout de même préféré vivre dans la campagne de Shaemoor ou près de Beetletun, enfin si les centaures et les écailleux arrêtaient un peu de s’en prendre aux habitants… Mais bon, la ville est sûre et c’est l’argument principal qui convainc les habitants d’y rester.
Mes parents et moi sommes considérés comme des ascaloniens, puisque nos ancêtres sont originaires de la frontière entre la région d’Ascalon et les Cimefroides du sud. Ils ont fui les charrs il y a longtemps, rejoignant la Kryte en tant que colons. C’est pour tous ces enfants de réfugiés que fut créé le quartier de Rurik. Ce nom est celui d’un ancien champion qui conduisit une partie du peuple humain de l’est à travers les Cimefroides, affrontant les nains du sommet de pierre et sacrifiant sa propre vie pour sauver ceux à qui il avait promis la sécurité.
Le Promontoire Divin est également constitué de quartiers pour les Krytiens de pure souche, d'autres pour les peuples de Cantha et aussi pour les éloniens. Le quartier de Salma est plus éclectique, disons, moins sélectif! Tiens, ça me fait penser qu’il y a toujours les appartements de ma sœur qui restent vacants...
En fait, c'est étrange de se dire qu'une grande partie de mon peuple se trouve ici sur la côte des divinités, alors qu'il peuplait presque tout la Tyrie il y a trois cents ans... Il ne reste qu'une forteresse au sud d’Ascalon appelée Noirfaucon, mais c'est le dernier rempart humain qui résiste en dehors d'ici. En tout cas, ce n’est pas la porte à côté mais il y aurait un portail asura qui y mène directement.
En ville, on croise de temps en temps des représentants des organisations qui s’investissent activement dans la sauvegarde du monde. Ce sont des individus intéressants et certains m’ont presque convaincus de rejoindre leurs rangs, en particulier des membres du Prieuré de Durmand. Leur soif de connaissance et d’exploration a quelque chose de grisant, mais j’attends la bonne occasion de prendre ce genre de décision. Je veux encore profiter de la sécurité de mon confort citadin avant de choisir ma voie.

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